Le  » CAFE D’ALSACE  » et la boulangerie EHRET…

Les rougemontois de longue date se souviennent, avec nostalgie sans doute, de la Boulangerie Jules Ehret et du débit de boissons y attenant à l’enseigne du Café d’Alsace, situés Rue de Masevaux.

Personnellement, j’ai connu 2 générations Ehret : Jules et son épouse, puis leurs 2 fils Charles et Marcel. Marcel, resté célibataire, a pris la succession de son père à la boulangerie, et Charles, dit « le Charlot » qui a épousé Marie-Thérèse, a fait carrière à Alst(h)om, laissant à son épouse le soin de gérer le café. Les enfants du couple Charlot/M.Thérèse ont « fait des études » et ont quitté le village. De ce fait, l’heure de la retraite ayant sonné pour Marcel, puis Charlot et enfin pour M. Thérèse, la boulangerie a été fermée en premier, le four démonté. Et le café en a fait de même quelques années plus tard , faute de successeur. J’ignore pour ma part la raison pour laquelle ces 2 commerces n’ont pas été cédés pour en assurer leur pérennité. Et c’est très dommage, car il n’est jamais bon pour un village de voir ses commerces fermer les uns après les autres ( pour ce qui concerne les débits de boissons, cela signifie la perte irréversible de la licence IV d’exploitation y rattachée, faute d’usage.)

Après la disparition de Marie-Thérèse, les enfants ont décidé de vendre la propriété. Une partie, indépendante, a déjà trouvé preneur, mais le corps de logis et les locaux commerciaux résiduels sont encore à la vente, un acheteur s’étant désisté. Pourtant, le prix demandé me semble des plus attractifs, compte-tenu du potentiel, car il n’est que de 86000 euros net vendeur.

A ce prix, cet ensemble trouvera preneur, cela ne fait aucun doute, malgré la conjoncture actuelle très défavorable. Mais pour quelle destination ? des appartements comme le souhaitait l’acheteur qui s’est désisté ? Ce serait, à mon sens, une hérésie de faire disparaître une telle salle, sans doute la plus vaste salle privée encore en mesure d’être réactivée sans trop de frais.

Rougemont possède un seul débit de boissons qui appartient à la Commune : Le café du Cheval Blanc , établissement ridiculement petit, si petit qu’il interdit tout rassemblement convivial. Alors pourquoi ne pas transférer sa licence sur le café d’Alsace, après que ce dernier ait été acquis par la commune? Je suis certain que le gérant du Cheval Blanc serait heureux de pouvoir, enfin, gérer un établissement capable d’accueillir des groupes, et pourquoi pas, d’offrir un département restauration…Mais nous avons un maire très frileux qui est plus enclin à vendre le patrimoine communal (la Poste, le presbytère) que de le rentabiliser (quid de la maison Hartmann, reçue en donation???) ou de le développer. Il est donc tout à fait inutile de le lui proposer, car ce serait du temps perdu. Par contre, il n’est pas exclu que la prochaine municipalité, qui sortira des urnes dans un peu plus d’un an, soit intéressée par son acquisition.

Il existe une solution d’attente : quelques personnes pourraient créer ensemble une Société Civile Immobilière qui achèterait cet immeuble par emprunt et le proposerait ensuite à la location pour l’ouverture  d’un restaurant (faute de licence IV pour ouvrir un bar), puis le céderait à la commune si celle-ci en faisait la proposition.

Simulation : 10 personnes créent une SCI. Cette société souscrit auprès d’une banque locale un prêt de 95000 euros (86000 + frais de notaire) sur 10 ans à 3%. Le montant du remboursement mensuel s’élève à moins de 1000 euros, soit moins de 100 euros par sociétaire,  auxquels il faut y ajouter les charges (assurance, impôts fonciers…). Ceci, dans l’hypothèse la plus défavorable, c’est-à-dire à défaut de locataire. Si la SCI loue rapidement les locaux, le loyer viendrait couvrir tout ou partie du remboursement du prêt.

Ceci est bien entendu très schématique et une étude plus approfondie doit être menée, ne serait-ce que pour connaître les contraintes de la remise aux normes d’un tel local, son coût, son financement (par le propriétaire ou par le locataire…)

Je suis tellement persuadé qu’un montage de ce type ne peut qu’être positif, que je suis prêt à m’engager dans cette « aventure ». (Je suis en mesure d’établir bénévolement les statuts de la SCI en lieu et place d’un avocat ou d’un notaire). Alors, si vous pensez qu’il est urgent d’agir pour sauver un lieu mythique,  chargé de souvenirs pour beaucoup d’entre nous, n’hésitez-pas à me contacter en laissant un commentaire sur ce site.



De retour

Bonjour !

Mon dernier article est daté de plus d’un an…Vous avez certainement dû penser que je m’étais lassé, que le jeu n’en valait plus la chandelle, en constatant le peu d’intérêt que mes interventions avaient pu susciter.

Il est vrai qu’avec moins de 1500 lecteurs depuis la création de ce blog, un tel manque d’engouement n’a pas été pour m’encourager, loin de là. Ajoutez à cela une décision très personnelle prise en février 2012 : l’état physique de mon épouse rendant difficiles ses déplacements dans une habitation à étages, nous avons pris la décision de mettre notre maison en vente, puis de quitter l’Est pour nous installer dans une région au climat   beaucoup plus compatible avec l’état de santé de Madame. Mais les affaires immobilières sont en berne, comme l’ensemble de notre économie, et nous sommes, à notre corps défendant, toujours rougemontois…Par conséquent, j’ai décidé de rouvrir cette petite chronique.

A très bientôt !

 

 

 



De l’intercommunalité…

Monsieur le maire de Rougemont le Château a (à nouveau) poussé un coup de gu….par média interposé., comme il a l’habitude de le faire de façon régulière (histoire de prouver qu’il est un maire très actif, soucieux du bien-être des citoyens dont il a la « charge »).
En effet, l’Est républicain, dans son édition du 26 janvier dernier titrait : »Pays sous-vosgien – Michel Berné jette un pavé dans la mare ».
Rapporteur d’une commission chargée de donner son avis sur le schéma départemental de coopération intercommunale présenté par le Préfet, Monsieur le maire de Rougemont le Château s’est épanché à cette occasion sur les retombées de l’intercommunalité sur le développement de sa commune : Rougemont a alimenté les caisses de la CCPSV à hauteur de 2,2 millions d’euros entre 2001 et 2010, soit une somme supérieure à celle qu’a fourni Etueffont pendant cette même période. Et pour quel résultat ? Un développement spectaculaire d’Etueffont et l’endormissement simultané de Rougemont, qui n’a bénéficié que de miettes…et a vu ses entreprises fermer les unes après les autres, alors qu’Etueffont constatait un regain de créations. Et je ne parle pas des sommes englouties par le mégalomane qui règne sur Etueffont, pour l’aménagement des locaux de la CCPSV !!!
Bref, toutes les initiatives créatrices de richesse l’ont été dans la commune d’Etueffont, au détriment de toutes les autres, et principalement de Rougemont , pourtant la première par sa contribution financière (et accessoirement chef-lieu de canton) !
ET c »est aujourd’hui que Monsieur le Maire fait son constat ? Pourtant, chaque année, il a approuvé le budget présenté par son Président, non ? Que n’a-t-il pas réagi plus tôt ??? Pourquoi ne s’est-il pas opposé à certaines décisions quand il était encore temps ? Pourquoi n’en a-t-il jamais rendu-compte à ses concitoyens en son temps ???

C’est sans doute que Monsieur le Maire de Rougemont le Château avait une petite idée derrière la tête, une de ces idées qui titillent tout élu ambitieux, avide de pouvoir personnel… Il avait décidé de se présenter aux élections cantonales afin de rejoindre le Conseil Général, là où règnent déjà nombre de ses « amis » politiques ! Mais pour avoir une chance d’être élu, encore fallait-il que tous les partis de gauche se rangent derrière lui… Il n’avait donc aucun intérêt à s’opposer aux autres maires en général et à M. Guyon en particulier…

Alors maintenant que son rève s’est évanoui, et que dans quelques mois, il retombera dans l’anonymat, il veut nous faire croire qu’il est une victime du système !!!
Voilà encore une pirouette dont il a le secret, pour faire porter à d’autres la responsabilité de son échec dans le développement de la commune !



La Mairie et l’Agent comptable du Trésor…

Vous avez sans doute lu comme moi dans le compte-rendu de la dernière séance publique du Conseil Municipal, publié par la presse locale, que nos élus avaient refusé de voter pour la proposition du maire d’allouer à l’agent comptable du Trésor (plus connu sous le vocable de percepteur) de Giromagny les indemnités auxquelles il pourrait prétendre, de par la loi, en compensation des travaux comptables effectués par lui pour le compte de la commune.

 Ce petit entrefilet est passé, pour beaucoup, sous silence…Pourtant, n’a-t-il pas relaté, (très sobrement je vous l’accorde), la mise en minorité du Maire qui n’a pas été suivi par ses propres conseillers ! C’est, à ma connaissance, la première fois que cela lui arrive !!

Au fait, de quoi s’agit-il ? Essayons ici très succinctement, d’expliquer ce que sont ces indemnités.

La Loi 82-213 du 2 mars 1982, dans son article 97, dit que le compable du Trésor peut apporter son aide dans la confection du budget et l’établissement des états compables réglementaires des établissements publics dont il a la charge, en dehors de l’exercice de ses fonctions (en clair, en dehors de ses heures de service).

2 arrêtés interministériels viennent  compléter cette loi : l’arrêté du 16.09.83 qui fixe l’indemnité pour la confection des documents budgétaires, et l’arrêté du 16.12.83 qui fixe les conditions d’attribution de l’indemnité de conseil.

Ce sont donc 2 indemnités distinctes, versées par la commune, que peut percevoir le comptable public. La première est modeste, puisqu’elle ne dépassse pas 45,73 €, (montant indiqué dans le compte-rendu journalistique). Quant à la seconde, elle est dite « variable » car calculée en fonction du budget de la commune suivant un décompte complexe « dégressif », mais dont le montant peut atteindre des sommes non négligeables…le maximum autorisé étant situé entre 11 et 12000 € par an…mais ce n’est pas le cas de Rougemont qui voit l’indemnité maximum plafonner à plusieurs centaines d’euros seulement. Enfin, cette indemnité peut-être modulée, au gré de la décision du conseil, de 0 à 100% …

Alors, pourquoi une telle attitude de la part d’une majorité de nos élus (n’ont voté en faveur du paiement  que le maire et ses adjoints…) ?

En fait, il ne s’agit nullement du montant alloué, mais du principe même de ces indemnités qui aurait été mis en cause. Le comptable public, en charge de notre commune, n’est-il pas rémunéré comme fonctionnaire ? Ne perçoit-il pas déjà une indemnité de « responsabilité comptable » non négligeable?(Pour avoir été moi-même comptable public, j’en connais le niveau…).

 L’argument majeur qui pourrait jouer en faveur du paiement de ces indemnités est que ce fonctionnaire engage sa responsabilité personnelle (et donc pécuniaire) en conseillant la Commune. (Il faut en effet savoir qu’un comptable public est personnellement responsable, sur ses biens propres, des sommes qu’il a à gérer). La logique est donc de payer un supplément pour les risques supplémentaires pris par le comptable. L’argument secondaire à mettre également à son actif est qu’il effectue ce travail en « heures supplémentaires« . Enfin, dernier argument, souvent avancé : le comptable public paye de ses deniers personnels une assurance couvrant les risques d’erreurs dont il serait reconnu responsable; en fait, il s’acquitte d’une cotisation à une Association (association française de cautionnement mutuel) qu’il double d’une assurance volontaire auprès d’une compagnie d’assurance privée. Mais le niveau des cotisations ne peut à lui seul justifier le paiement de ces indemnités supplémentaires.

D’autres fonctionnaires, en dehors des heures qu’ils doivent à leur administration, effectuent des tâches complémentaires, soit pour leur administration ,soit pour d’autres organismes publics. De nombreux enseignants, par exemple, complètent leur rémunération en donnant des cours du soir pour le compte d’organismes divers relevant ou non de l’Education Nationale, voire des cours particuliers à domicile…

Mais est-ce bien le cas du comptable public ? Se déplace-t-il le soir ou le week-end dans les mairies pour y effectuer le travail de conseil ou d’établissement des actes de confection du budget? Je n’en connais pas la réponse. Seuls le maire et les employés de mairie pourraient nous le dire…D’ailleurs, notre premier magistrat, comptable de formation et de profession, donc spécialiste du chiffre, des budgets, des états et des bilans, avait-il vraiment besoin d’être « conseillé » ???

Alors ? Le conseil Municipal a-t-il eu raison de supprimer ces indemnités ? En ces temps de restrictions de tous poils, cette décision me paraît être un symbole, que nos élus devraient, également, imiter ! Tous nos élus ! De tous bords ! En réduisant de manière significative leur niveau de rémunération, ils gagneraient en respect ce qu’ils perdraient en euros… Mais ceci est une autre histoire …

P.S. : J’attire votre attention sur le fait que les textes cités ci-dessus ont été votés et publiés par un gouvernement socialiste…

 

  



Le tri sélectif et ses surprenantes conséquences.

Le tri sélectif est bien devenu un sujet d’importance pour toutes les collectivités. L’élimination des déchets coûte en effet fort cher et nos élus sont toujours à la recherche du système alliant à la fois  simplicité et moindre coût.

Ici, le SICTOM a opté pour les conteneurs sélectifs récoltant le verre, les bouteilles PVC et assimilées, les papiers et cartons. Ailleurs, il est possible de trouver également des conteneurs à métaux, pour les boîtes de conserve en particulier. Mais ce principe oblige les usagers à se déplacer vers les conteneurs, ou vers une déchèterie, ce qui handicape les personnes âgées et celles qui ne possèdent pas de véhicule.

Pour pallier ce handicap, d’autres communes ont opté pour le tri à domicile dans des sacs en matière plastique de différentes couleurs qui sont ramassés à date fixe devant les habitations.

Enfin d’autres ont privilégié les sacs , vendus à l’unité et dont le prix inclut le ramassage par camion et le traitement du contenant. Les collectivités qui ont choisi ce système évitent ainsi une facturation lourde, contraignante et onéreuse. Il semble également très démocratique car, dans ce cas, le prix payé par chacun est proportionnel à ce qu’il génère de déchets. Pas étonnant  qu’il ait été retenu par la Ville de Bâle, en Suisse, dès les années 90.

Inattendues ont été les conséquences, pour nous français frontaliers, qui n’avons pas opté pour ce système. En effet, les Bâlois se sont vite rendus compte qu’en déposant leurs ordures dans les communes françaises limitrophes, ils s’en débarrassaient à moindre coût, celui-ci étant de fait, supporté par la collectivité française ! C’est ainsi que la nuit précédant le jour de ramassage de la commune, on pouvait assister à la ronde de véhicules suisses venant subrepticement en France déposer des sacs type supermarché, remplis d’ordures, à côté ou dans les poubelles des riverains !

Ce que ne savaient pas (ou ne voulaient pas savoir) nos amis helvètes, c’est que le transport international de déchets est soumis à autorisation. Et sans autorisation, ils sont assimilés à des marchandises prohibées ( à l’importation en particulier), comme un trafic de drogue en somme !!!

Les agents des douanes ont rapidement démontré, outre leur efficacité en matière d’interception des « délinquants », que venir polluer la France pouvait coûter beaucoup plus cher qu’un sac « suisse ». S’agissant d’un acte délictuel, le véhicule était saisi sur le champ, et n’était rendu à son propriétaire qu’après paiement d’une amende de 500 FF par sac (soit environ 75 euros actuels) !

Le SICTOM n’a pas de soucis à se faire, la frontière est trop loin pour qu’un délestage d’ordures suisses sur son secteur soit rentable. Mais l’imagination des petits combinards n’ayant pas de limites, il sera prudent que chacun d’entre nous ne mette sur le trottoir que des conteneurs totalement remplis. En effet, s’il ne l’est que partiellement, il laisse à certains la possibilité d’être « complété » par des déchets venant d’ailleurs…qui ne rempliront pas le conteneur de leur véritable propriétaire…donc tout bénéfice pour lui.

Il n’y a pas de petites économies !!!



Le SICTOM et le traitement des déchets

Le recyclage des déchets et le traitement en usine d’incinération des ordures ménagères fait l’objet de la plus grande attention de nos élus de proximité au travers du SICTOM qui a mis en expérimentation en début d’année le conteneur intelligent qui permet de comptabiliser le volume ramassé par famille, dans le but de faire payer, non plus un forfait annuel, mais en proportion de la quantité récoltée.

Il es évident qu’une telle initiative se doit d’être encouragée car elle permet de responsabiliser chaque citoyen qui est invité à payer une redevance en proportion des déchets qu’il produit, le but étant de diminuer sensiblement les ordures à incinérer au profit du tri sélectif et du recyclage en tout genre.

Dans notre environnement rural ou semi-rural, il est relativement aisé, par exemple, de transformer les déchets végétaux en compost qui sera utilisé pour le jardinage ou le rempotage des fleurs servant à embellir les villages.

Mais toutes les familles n’ont pas la possibilité d’installer un composteur, et les déchets végétaux se retrouvent souvent dans la poubelle classique. Cela a un coût qui pourrait être neutralisé si chaque commune décidait d’installer des composteurs collectifs. Le compost ainsi fabriqué serait utilisé par les services municipaux et les associations de fleurissement  pour leurs plantations printanières.

Dernièrement, la presse a rendu compte de la récente réunion des responsables du SICTOM,  où il a été question de l’expérimentation en cours. C’est ainsi que j’ai relevé que la période retenue pour le calcul et l’établissement de la facture fictive était limitée aux mois de juin à novembre 2011. Ce choix me paraît surprenant, par la faible amplitude le la période (6mois) et surtout par le choix des mois retenus qui incluent les mois de vacances…Je ne pense pas en effet que les quelques touristes qui viennent se perdre dans notre pays sous-vosgien compensent l’absence des familles, parties en vacances sous des cieux plus cléments. Je suis donc convaincu que les résultats obtenus pour cette expérimentation ne reflèteront pas la réalité du terrain et c’est dommage.

Je fais partie de cette catégorie d’usagers qui trie au maximum les déchets et qui fabrique son compost. Il en résulte que la part résiduelle de mes déchets à faire relever par le camion est peu importante. Sachant que la facturation s’effectue au nombre de ramassage et non au poids ramassé, j’attends, bien entendu,  car c’est le but de l’opération, que le conteneur soit plein pour le mettre au ramassage. Je le remplis en moyenne, en 5 semaines, ce qui veut dire que pendant 5 semaines, les déchets restent dans le conteneur…En été, je ne vous fais pas de dessin, ni de longs discours, les déchets pourrissent et émettent des odeurs non négligeables; J’ai la chance de l’entreposer dans un local éloigné, ce qui m’évite ce désagrément, mais je plains les familles qui sont obligées de le mettre dans un garage ou un local fermé dans leur immeuble…

J’attends donc la « facture » qui devrait nous arriver courant décembre. Nous saurons à ce moment si le système est écologiquement et économiquement rentable.Je le souhaite.



Etat d’âme automnal

Manifestement, il ne se passe pas grand chose dans notre commune. Et lorsqu’il se passe quelque chose, les rougemontois boudent et ne se déplacent pas, ou très peu.

A plusieurs reprises, j’ai déjà dénoncé ici le manque flagrant de « civisme », (pour ne pas utiliser le mot « patriotisme »trop prisé d’une certaine catégorie de personnes dont je ne partage pas l’extrémisme). La dernière cérémonie du 11 novembre en est, hélas, la parfaite illustration. Une petite poignée de « citoyens » est venue rendre hommage à ceux qui sont morts pour notre liberté et notre indépendance. Certes, la presse a parlé de « forte participation » mais dans ce vocable, on doit y inclure les « autorités », les porte-drapeaux, les pompiers et la musique, c’est-à-dire la quasi totalité des présents. Inutile de préciser que les écoles de notre commune ne participent jamais aux cérémonies patriotiques, contrairement à ce qui se passe dans d’autres communes…Pourtant, quelles leçons d’histoire! Sans doute que le corps enseignant local ne se sent aucunement concerné par le devoir de Mémoire et qu’il n’est aucunement encouragé par nos élus.

Le monument aux Morts est un lieu de recueillement, de rassemblement de tous les citoyens, quelles que soient leur couleur politique et leurs conviction religieuses ou philosophiques. Il est évident que doit être bannie des discours officiels toute allusion à la politique, à la religion, aux nombreux courants philosophiques…

Mais pour notre maire, cette évidence ne semble pas effleurer son esprit. N’a-t-il pas en effet précédé sa lecture du message du Président de la République par cette phrase : « Il me revient l’honneur de vous lire le message de Monsieur Nicolas Sarkozy... »Voilà une introduction qui en dit long sur l’estime qu’il lui porte, car déclamée sur le ton, des plus ironiques, qui sied à un opposant farouche de sa politique.

Monsieur le Maire,  vous avez parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec l’action du Président de la République, vous avez parfaitement le droit de le dire, de l’écrire, voire même de le chanter! Mais il est INDECENT et totalement IRRESPECTUEUX pour tous ceux dont les noms sont gravés dans la pierre du Souvenir, de le faire devant un Monument aux Morts !!! Il y a d’autres lieux et d’autres tribunes pour ce genre d’exercice !Vous ne sortez pas grandi de votre tentative d’humour…

Lecteur assidu de la presse locale (il faut bien essayer de glaner quelque information sur les évènements locaux, en l’absence de toute communication municipale…), j’ai pris connaissance du compte-rendu de la dernière réunion du comité des usagers qui s’est tenue récemment à la Préfecture. Ce comité, composé de responsables d’associations diverses, se réunit en vue d’améliorer, s’il le faut, les relations usagers – services préfectoraux.

L’Association des Maires du Territoire de Belfort, dont chacun sait qu’elle est présidée par Monsieur BERNE, est intervenue dans le débat par l’intermédiaire de Monsieur GUYON maire d’Etueffont, « porte-parole » déclaré de l’Association précitée. Ce qui me laisse à penser que ledit président en exercice, sans doute trop occupé ailleurs, n’y a pas assisté…



Les impôts locaux

Le quotidien régional, L’Est Républicain, publie ce jour à la une « Le coup de massue des taxes foncières », un article qui commente la publication, par l’U.N.P.I. (Union Nationale de la Propriété Immobilière), d’un baromètre édition : les taxes foncières ont augmenté de 22% en 5 ans !Et pour ceux qui ont internet, il est possible de se rendre sur le site de l’UNPI, où est publiée la liste de toutes les communes de France avec, pour chacune d’elles, un tableau reprenant la fiscalité foncière des 5 dernières années.

Rougemont-le-Château se situe, en évolution de sa fiscalité foncière entre 2005 et 2010, pratiquement dans la moyenne nationale (22,30% pour une moyenne de 20,54%), alors qu’Etueffont n’a augmenté que de 17,29%…soit 5 points de moins !

Il faut préciser que ces chiffres cachent des disparités extrêmement importantes, d’un département à l’autre, d’une commune à l’autre, même très voisines.

Mais, ce qui importe au propriétaire que je suis, c’est de connaître l’évolution de sa propre taxe foncière ! Et là, les chiffres n’ont plus rien de commun avec ceux ci-dessus.

Pourquoi ?  La réponse est sur l’avis d’imposition, dans la rubrique  » Base » : vous y trouvez un montant en euros qui sert de base à la taxation. Et cette base de taxation, elle, est revalorisé chaque année, après calculs savants et compliqués effectués par l’administration fiscale. Les taxes votées par nos élus locaux s’appliquent à cette base. Donc, une augmentation de 1% du taux communal ne se traduira pas par une hausse de 1 euro, mais par une hausse supérieure puisque la base aura été elle-même augmentée !!

Si je prends mon cas personnel, voici ci-dessous la vérité des augmentations réellement constatées, les seules à prendre en considération car elles affectent directement mon pouvoir d’achat !

 

Base                  Taxe comm.   Montant différence     %

2005 : 4277               4,11%        176

2010 : 4671                4,58%       214            + 38      21,60 %

 

Le montant que je verse à la commune a donc augmenté de 21,60 % alors que la seule comparaison des taux ne fait apparaître qu’une augmentation de 0,54 %…

 

Si je fais le même calcul pour connaître l’augmentation de la fiscalité intercommunale, voici ce que cela donne :

 

2005 : 7,04 % sur 4277 soit un montant de 301 euros

2010 : 8,11 %  sur 4671 soit un montant de 379 euros, ce qui correspond à une augmentation de 25,90 % dans laquelle n’est pas comprise une taxe nouvelle que je paie depuis cette année sur mon terrain « non bâti ». Je n’ai pourtant qu’une parcelle modeste de 8,05 ares, mais je me suis acquitté  de la somme de … 1 euro !!!

 

Je vous fais grâce des calculs relatifs aux taxes perçues par le département et la région. Mais j’ai calculé que l’augmentation globale de ma taxe foncière est de 22,30 %, ce qui correspond bien au chiffre annoncé dans le tableau de l’UNPI. Cela dépasse très largement le montant de l’inflation de cette période !!!

 

L’avis d’imposition 2011 quant à lui,  donne une augmentation réelle de la taxe communale qui est de  1,04% et de 1,06% pour la taxe intercommunale, alors que l’augmentation votée par nos élus locaux n’est, respectivement, que de 0,07% et 0,32%.

 

Et pourtant, les caisses sont vides, principalement du coté de l’intercommunalité. Alors, où passent nos impôts ? La réponse est à chercher sans doute, et pour une grande part, du côté des embauches pléthoriques d’agents territoriaux…

 

Il me revient en mémoire un papier rédigé par le maire, (ou une conversation), dans les tous débuts de son 1er mandat, dans lequel il promettait de tout mettre en oeuvre afin que les propriétaires ayant effectué des travaux augmentant la surface habitable de leur bien (par exemple l’aménagement de combles en pièces à vivre…) sans en avoir informé les services fiscaux régularisent et s’acquittent du montant, réellement dû, de leur impôt… Qu’en est-il 15 ans plus tard ?

 

Déclarer ses biens à leur juste valeur est un devoir civique, surtout en cette période de turbulence économique.  Ayant personnellement demandé aux services fiscaux en 2006  de procéder à un contrôle des surfaces taxables de ma maison et ses dépendances, j’ai aujourd’hui la certitude de payer ce que je dois, tout ce que je dois, mais rien que ce que je dois ! Le futur candidat à la mairie en 2008 se devait d’être totalement irréprochable dans ce domaine, et la somme que je donne annuellement au fisc me donne la légitimité de commenter l’actualité locale, que cela plaise ou non à certains…

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Démission(s)…

En relisant les journaux parus ces derniers temps, pendant mon absence de Rougemont, j’ai découvert un petit entrefilet qui mentionnait la démission de M. BERNE de son poste de vice-président de la C.C.P.S.V. Aucun autre commentaire, pas de médiatisation comme lorsqu’il s’était porté sauveur de l’ASSAD… Rien!

Pourtant, lorsqu’un D.R.H. (c’était son « job » comme vice-président) démissionne, c’est que l’heure est grave !De bruits en rumeurs, de confidences en informations, il semblerait en effet  que la situation des finances de la CCPSV soit tellement catastrophique, qu’un des moyens d’échapper à une cessation de paiement serait de prendre la décision de procéder à un certain nombre de licenciements (il m’a été précisé que cette structure employait quelque 120 personnes à temps complet ou partiel!!!).

M. BERNE n’est pas homme à licencier. Dans un passé lointain, du temps où il oeuvrait dans une société privée, il avait déjà démissionné pour ne pas être considéré comme le responsable de la mise au chômage de membres du personnel qu’il avait à administrer. Ce printemps, il démissionnait de ses fonctions de Président du Conseil d’Administration de l’ASSAD au motif avoué (voir l’article paru dans l’E.R.) qu’une réduction (imposée) du temps de travail (solution préconisée par le cabinet chargé de l’audit) ne correspondait pas à ses valeurs…Et aujourd’hui, il nous refait le même coup ! Il abandonne ses troupes au moment où elles auraient besoin d’aide.

Dans la Marine, le capitaine est l’officier qui quitte en dernier son navire en perdition. Dans l’administration territoriale, cette tradition d’honneur n’a apparemment pas cours…Le président de la CCPSV n’a-t-il pas demandé lui aussi, il y a quelques mois déjà, à l’autorité préfectorale d’accepter sa démission ?

 

 

 



mais où sont les Rougemontois?

Hier soir, au foyer rural, le  quintette de cuivres « Sinuances » a donné son premier concert de la saison. Cette représentation musicale avait fait l’objet d’un bel article dans l’Est Républicain du mercredi 12, lequel mentionnait, fait rare à souligner, que l’entrée était libre!L’indigence chronique des programmes télé du samedi m’a décidé d’y assister.

 

Bien m’en a pris ! Ce fut une merveilleuse soirée musicale  débutée sur un air de Bach, suivi de standards  d’Amérique du Sud , des Etats-Unis (avec les Blue Brothers et Michael Jackson entre autres) et de Paris, et ce, pendant plus d’une heure trente. 6 musiciens de haut vol (eh oui! dans ce quintette, ils sont 6 !…avec les percussions!!) à la technique parfaite et quelque peu facétieuse… Bref, une soirée comme on en aimerait plus souvent!

 

Mais quel rapport avec le titre de mon billet ? Ah oui ! Une absence très remarquée de la population locale…Je n’ai pas compté le nombre » d’auditeurs »mais nous n’étions guère plus de 50… Si vous ôtez de ce chiffre les amis et parents des musiciens, que reste-t-il ?

 

Les Rougemontois sont vraiment décourageants.Que faut-il leur proposer pour les attirer?

 

 



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