Le tri sélectif et ses surprenantes conséquences.

Le tri sélectif est bien devenu un sujet d’importance pour toutes les collectivités. L’élimination des déchets coûte en effet fort cher et nos élus sont toujours à la recherche du système alliant à la fois  simplicité et moindre coût.

Ici, le SICTOM a opté pour les conteneurs sélectifs récoltant le verre, les bouteilles PVC et assimilées, les papiers et cartons. Ailleurs, il est possible de trouver également des conteneurs à métaux, pour les boîtes de conserve en particulier. Mais ce principe oblige les usagers à se déplacer vers les conteneurs, ou vers une déchèterie, ce qui handicape les personnes âgées et celles qui ne possèdent pas de véhicule.

Pour pallier ce handicap, d’autres communes ont opté pour le tri à domicile dans des sacs en matière plastique de différentes couleurs qui sont ramassés à date fixe devant les habitations.

Enfin d’autres ont privilégié les sacs , vendus à l’unité et dont le prix inclut le ramassage par camion et le traitement du contenant. Les collectivités qui ont choisi ce système évitent ainsi une facturation lourde, contraignante et onéreuse. Il semble également très démocratique car, dans ce cas, le prix payé par chacun est proportionnel à ce qu’il génère de déchets. Pas étonnant  qu’il ait été retenu par la Ville de Bâle, en Suisse, dès les années 90.

Inattendues ont été les conséquences, pour nous français frontaliers, qui n’avons pas opté pour ce système. En effet, les Bâlois se sont vite rendus compte qu’en déposant leurs ordures dans les communes françaises limitrophes, ils s’en débarrassaient à moindre coût, celui-ci étant de fait, supporté par la collectivité française ! C’est ainsi que la nuit précédant le jour de ramassage de la commune, on pouvait assister à la ronde de véhicules suisses venant subrepticement en France déposer des sacs type supermarché, remplis d’ordures, à côté ou dans les poubelles des riverains !

Ce que ne savaient pas (ou ne voulaient pas savoir) nos amis helvètes, c’est que le transport international de déchets est soumis à autorisation. Et sans autorisation, ils sont assimilés à des marchandises prohibées ( à l’importation en particulier), comme un trafic de drogue en somme !!!

Les agents des douanes ont rapidement démontré, outre leur efficacité en matière d’interception des « délinquants », que venir polluer la France pouvait coûter beaucoup plus cher qu’un sac « suisse ». S’agissant d’un acte délictuel, le véhicule était saisi sur le champ, et n’était rendu à son propriétaire qu’après paiement d’une amende de 500 FF par sac (soit environ 75 euros actuels) !

Le SICTOM n’a pas de soucis à se faire, la frontière est trop loin pour qu’un délestage d’ordures suisses sur son secteur soit rentable. Mais l’imagination des petits combinards n’ayant pas de limites, il sera prudent que chacun d’entre nous ne mette sur le trottoir que des conteneurs totalement remplis. En effet, s’il ne l’est que partiellement, il laisse à certains la possibilité d’être « complété » par des déchets venant d’ailleurs…qui ne rempliront pas le conteneur de leur véritable propriétaire…donc tout bénéfice pour lui.

Il n’y a pas de petites économies !!!



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